25 novembre : journée de lutte contre les violences faites aux femmes

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Chères lectrices et chers lecteurs,

Il nous arrive souvent de parler en cours, en A2 ou en B1, B2, du machisme, des violences conjugales … et nous avons tendance à dire qu’il s’agit d’un sujet tabou en France.

Dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, voici quelques chiffres qui font froid dans le dos.

D’abord en Europe et surtout dans les pays d’ Europe du Nord :

L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) publie un rapport alarmant sur les violences faites aux femmes en Europe.

“L’enquête réalisée par la FRA montre que les violences physiques sexuelles et psychologiques à l’égard des femmes constituent de sérieuses violations des droits humains dans tous les Etats membres”, a estimé dans un communiqué Morten Kjaerum le directeur de la FRA. “La vaste étendue de ce problème indique que la violence à l’égard des femmes ne touche pas seulement les victimes, mais se répercute chaque jour sur la société”.

Selon cette étude, une femme sur trois vivants dans l’Union européenne (33%), soit 62 millions de femmes, ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Ce rapport met également en évidence qu’une femme sur 20 a été violée depuis l’adolescence.

Des disparités entre les pays

Pour en arriver à ces conclusions, la FRA a interrogé 42 000 femmes âgées de 18 à 74 ans dans toute l’UE, soit 1 500 femmes par État membre. Les questions ont porté sur leur vécu depuis l’âge de 15 ans en matière de violence. D’autres sujets ont également été abordés comme la traque furtive, le harcèlement sexuel ou les violences subies dans l’enfance.

D’un point de vue national, les chiffres diffèrent sensiblement selon les pays. Contrairement aux préjugés, les taux de déclaration de violences les plus élevés ont ainsi été relevés dans les pays du Nord. Au Danemark, plus d’une femme sur deux (52%) dit avoir été victime de violence, 47% en Finlande, 46% en Suède et 45% aux Pays-Bas. A contrario, les pays du Sud de l’Europe ont des taux plus bas : 22% en Espagne, ainsi qu’à Chypre et à Malte. Les chiffres les plus faibles sont observés en Pologne (19%) et en Autriche (20%). La France se situe au-dessus de la moyenne européenne avec 44% des femmes qui déclarent avoir été victimes de violences.

En France

Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon. A partir du 1er décembre 2014, un téléphone d’urgence équipé d’un bouton d’alerte sera proposé à celles que la justice estime en danger.

Le dispositif vient d’Espagne : un téléphone avec un bouton spécial à tirer au cas où l’homme violent brave une interdiction légale d’entrer en contact avec son ex-compagne. Une fois le bouton actionné, une plateforme de téléassistance reçoit l’appel, le localise et sollicite immédiatement la police.  A partir du 1er décembre, le dispositif sera mis en service partout en France. Il a déjà été testé dans treize départements français, dont la Seine-Saint-Denis où l’expérience a débuté il y a cinq ans.

L’Espagne toujours pionnière dans la lutte contre les violences conjugales

Les pouvoirs publics espagnols ont pris à bras-le-corps la question de la violence conjugale dès le milieu des années 1990 à la suite du cas dramatique d’une femme battue, brûlée vive par son mari après avoir demandé la protection des autorités. Et en 2004, outre des mesures fortes de protection et d’assistance aux victimes, le pays a adopté une « loi intégrale » d’avant-garde, prévoyant la création d’au moins un tribunal spécialisé dans chaque circonscription judiciaire.

Le résultat a été spectaculaire. « Le nombre de plaintes annuelles pour violences est passé de 14 000 en moyenne dans les années 1990 à 130 000 actuellement : les femmes parlent et celles qui demandent de l’aide échappent davantage à une fin tragique », se félicite Angeles Alvarez, membre socialiste de la commission parlementaire chargée de l’égalité homme-femme. De plus, grâce à l’aide qui leur est apportée, la proportion de femmes abandonnant leur plainte au cours du processus judiciaire s’est fortement réduite, passant de 40 % à la fin des années 1990 à 13,4 % désormais.

 

Sources : franceinfo, france24, lacroix-com

 

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