Parmi les écrivains que les cinéastes s’arrachent, voici Anna Gavalda

 

Biographie

 

Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970 à Boulogne Billancourt. Parallèlement à des études de Lettres, elle développe ses aptitudes littéraires en participant à des ateliers d’écritures et en rédigeant des nouvelles. En 1992, elle est lauréate du concours de La plus belle lettre d’amour de France Inter. Devenue professeur de français, elle remporte, en 2000, le Grand Prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, publié par la maison d’édition Le Dilettante (à laquelle elle restera fidèle). Le livre devient rapidement un best seller (vendu à 1 885 000 exemplaires) et ses romans suivants connaîtront le même succès. Ensemble c’est tout (environ 2 millions d’exemplaires vendus à ce jour) sera même adapté au cinéma par Claude Berry en 2007, avec Audrey Tautou et Guillaume Canet dans les rôles-titres. Grâce à un sens aigu de l’observation, une juste description des émotions, un style léger et direct et une note d’humour, Anna Gavalda fait partie des auteurs français qui vendent le plus de livres. En 2011, elle traduit Stoner, le roman de l’Américain John Williams, paru en 1965. En octobre 2013, paraît son roman Billie toujours aux éditions Le Dilettante et en mars 2014, sort, chez le même éditeur, La vie en mieux.

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  • 1999 : Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (Nouvelles), Le Dilettante

  • 2002 : Je l’aimais, J’ai lu

  • 2002 : 35 kilos d’espoir (Roman jeunesse), Bayard Jeunesse

  • 2004 : Ensemble c’est tout, Le Dilettante

  • 2008 : La Consolante, Le Dilettante

  • 2009 : L’Echappée Belle, Le Dilettante

  • 2013 : Billie, Le Dilettante

  • 2014 : La vie en mieux, Le Dilettante

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part – Anna Gavalda

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Le matériau de base des ouvrages d’Anna Gavalda, c’est le quotidien des gens, la vie d’aujourd’hui.
Langage simple, ordinaire, sans fioritures, celui que l’on entend tous les jours dans la vie courante, avec sa tendresse, ses moments crus, sa routine lancinante ou à des moments clés, amusants ou bouleversants. En chef d’orchestre qui maîtrise bien ses instruments-personnages, la composition est enchanteresse, sans fausse note.

Mais si l’on tend bien l’oreille à cette musique quotidienne relatée en une partition de douze nouvelles, il est une mélodie en sourdine qui joue en continue. Elle change bien de tournure de temps à autre pour nous brouiller un peu mais elle est toujours là. Et l’auteur nous la dévoile sous ses différents déguisements. C’est la petite musique de la solitude toujours présente, souvent accompagné de ce besoin continuel d’amour et de tendresse

Dans The Opel Touch, ce sont les mots de cette étudiante en droit, vendeuse dans magasin de prêt-à-porter, qui compare son cœur à un grand sac. « Mon cœur est comme un grand sac vide, le sac, il est costaud, y pourrait contenir un souk pas possible et pourtant, y a rien dedans ! »

Ce besoin d’amour et d’attention se retrouve aussi chez les plus endurcis – enfin c’est ce qu’ils croient ! – comme dans Permission. Un jeune homme rentre chez lui en perm’ pour quelques jours. A son arrivée à la gare, personne, personne non plus à la maison sauf les chiens qui lui font tout de même la fête. « .. Alors comme ça, y’en a quand même des êtres vivants qui m’aiment et qui attendent après moi sur cette petite planète.. » Nous sommes un peu comme lui parfois avec ce fichu espoir rivé au cœur. « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.. c’est quand même pas compliqué  ».

Et puis, et puis, il y a tous les autres personnages des autres nouvelles, des poignantes (I.I.G, Pendant des années) comme des plus désopilantes (Junior, Clic-clac ou Épilogue). L’auteur nous montre son brio à jouer sur la gamme des sentiments. De la vraie « dentelle de Calais tricotée mains… ». et même parfois elle égratigne un ou deux personnages en des portraits pas piqués des vers, nous révèle leurs travers et défauts, leurs faiblesses avec ironie, humour, franchise, cela n’est jamais avec méchanceté aucune.

Alors, je dis que les exercices de gamme d’Anna Gavalda avec ces nouvelles ont été bénéfiques pour ses lecteurs car ils y trouvent beaucoup de choses, de bonnes choses, dont un grand plaisir à lire ces histoires. Cela donne surtout une très bonne idée du potentiel qui va exploser par la suite.

Des romans adaptés au cinéma

Ensemble, c’est tout

Je l’aimais

Les petits plus

(cliquez sur les 2 liens)

 

Un roman d’Anna Gavalda distribué gratuitement pour motiver les gens à lire

Son nouveau roman “Billie”

 

Citations

“Les gens qui ont des avis me fatiguent.”
Extrait d’une interview dans Libération – 16 Septembre 2000.

“Je préfère être princesse d’un petit royaume que courtisane dans un grand château”

Extrait d’une interview dans Livres Hebdo – 12 Mars 2004.

“Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n’a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.”
Extrait de Ensemble, c’est tout.

“L’important, ce n’est pas le lieu où on se trouve, c’est l’état d’esprit dans lequel on est.”
Extrait de Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque-part.

“Les beaux textes valent mieux que les beaux chèques.”

Extrait du magazine Lire – Février 2002.

“Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…”

Extrait de Ensemble, c’est tout.

 

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