La French Tech à la conquête de Las Vegas

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Chères lectrice et chers lecteurs,

Voici une vidéo à propos de start-up innovantes qui ont présenté leur projet au CES (Consumer Electronics Show) de las Vegas et à cette occasion, je dirai “COCORICO”!!!

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La French Tech à las Vegas (cliquez sur le lien pour visionner la vidéo)

Le salon de la high-tech, qui s’est achevé samedi dernier, n’aura pas été marqué par des révolutions technologiques, mais par le succès des start-ups françaises.

“Certains diront que le vainqueur du salon des technologies est cette année le téléviseur 4K. D’autres diront qu’il s’agit des voitures connectées. Ils ont tort. Le champion de CES est la France.” Aucun chauvinisme dans cette déclaration. Ce constat est dressé par le journaliste américain Jason Gilbert.

Il s’explique :

On n’imagine pas la France comme un centre technologique international, comparée aux Etats-Unis, à la Chine, à la Corée et au Japon. Mais ces dernières années, les start-ups françaises ont lancé de nouveaux produits incontournable du salon [CES], en alliant ingéniosité, intelligence, conception et vision de l’avenir.”

“On a eu des sueurs froide à l’aéroport”

La French Tech s’était donné pour mission de s’imposer au CES. Plus de 120 entreprises ont fait le déplacement à Las Vegas, dont 66 start-ups (soit 73% de plus que l’an dernier). De quoi propulser l’Hexagone comme deuxième nation la plus présente dans le hall dédié à l’innovation (derrière les Etats-Unis), et cinquième pays mondial le plus présent sur le salon.

L’ensemble a été largement appuyé par les pouvoirs publics. Business France (né de la fusion entre Ubifrance et l’agence française pour les investissements internationaux) a ainsi amené 18 jeunes pousses, d’autres ont été accompagnées par différents conseils régionaux. Mais le voyage n’a pas été de tout repos.

“On a eu des sueurs froide à l’aéroport”, raconte Jean-Marie Debbasch, cofondateur et patron de Connected Cycle qui produit une pédale de vélo connectée. “Les douanes ont été très insistantes sur ce qu’il y avait dans nos valises, où nous avions réparti nos produits. Finalement, nous sommes arrivés pour dévoiler notre pédale lors de l’Unveiled [la conférence de presse juste avant le CES, NDLR].”

Plus d’une vingtaine de titres anglophones, dont le “Wall Street Journal” et la BBC, tombent sous le charme de cette pédale dotée de capteurs d’activité physique et d’un anti-vol. Un succès qui dessine un large sourire sur le visage du cofondateur. A quelques mètres, Johann Gobba, directeur technique d’Emiota, n’en revient pas : la ceinture connectée créée par sa start-up s’est affichée le matin même en une de “USA Today”.

Vous vous rendez compte, en couverture d’un quotidien national américain !”

“Sensibiliser au financement de start-ups”

 

La joie est palpable sur les stands français. “La présence française et l’excellence française aura été l’un des événements de ce CES”, félicite le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sur place. Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au Numérique qui l’accompagne, renchérit :

L’édition 2015 a été l’édition de la France. Cette édition a fait de la France un pays incontournable sur la scène internationale de l’innovation.”

D’autant plus que le CES a permis au start-ups de rencontrer nombre d’éventuels distributeurs et investisseurs. Chez Connected Cycle, on confie avoir “rencontré des distributeurs d’un peu partout, mais surtout un grossiste américain en vélos”.

Même chose pour MyBrain qui présente Melo Mind, un casque de relaxation qui traduit les ondes du cerveau pour apprendre à gérer son stress. Le cofondateur de la start-up, Yohan Attal, ne cache pas que c’était son objectif : trouver un gros distributeur, “de type Amazon”, pour lancer son casque en fin d’année (autour de 299 euros).

Les contacts avec des business angels sont particulièrement importants pour permettre aux start-ups de passer du prototype à l’industrialisation de leur produit. Connected Cycle a “multiplié les rencontres” en ce sens, avec l’objectif de convaincre lors d’une future levée de fonds d’1 million d’euros “qui permettra de passer à l’industrialisation de la pédale pour un lancement cette année”.

Bien conscient du manque de fonds en France pour que les start-ups passent à l’industrialisation, Emmanuel Macron annonce que la BPI va procéder à davantage de cofinancement d’entreprises avec des business angels provenant de partout dans le monde. De plus, un événement doit être organisé le mois prochain avec des investisseurs en capital risque et les grands groupes francophones, “qui doivent être sensibilisé au financement de start-ups”. Ce travail se poursuivra puisqu’il rencontrera avec Axelle Lemaire “l’ensemble des patrons du CAC 40 pour qu’ils investissent plus”.

“La France a tendance à être sous-estimée”

En attendant, les ministres continuent de se féliciter de la réussite de la French Tech au CES. Surtout que 20 start-ups ont été récompensées par un prix de l’innovation décerné par le salon.

L’occasion au passage de modifier les mentalités vis-à-vis de l’innovation et de l’entrepreneuriat en France. Il faut dire que la vente avortée de Dailymotion à Yahoo après l’intervention d’Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Economie, ou encore le mouvement des Pigeons ont égratigné l’image du pays. Axelle Lemaire, confirme : 

Ce CES a surtout été positif en termes d’image et de perception.”

“La technologie française a tendance à être sous-estimée”, souligne “The Economist“. “La France ne fait l’actualité que lorsque les chauffeurs de taxis se heurtent à Uber, ou qu’un ministre refuse de laisser Dailymotion se faire racheter par Yahoo. La France est même souvent considéré comme un lieu où le droit du travail est rigide, les charges sociales exorbitantes et le succès déprécié. Pourtant, la France dispose du plus grand nombre de start-ups en Europe.”

source : lenouvelobs.com, itélé

 

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