Une vie pas ordinaire !

Eternel rêveur doté d’un sens des affaires acéré, le Canadien Guy Laliberté, qui s’est envolé dans l’espace mercredi, a construit sa fortune avec le Cirque du Soleil, petite troupe québécoise devenue en 25 ans une multinationale du divertissement.
Guy Laliberté et deux astronautes russe et américain ont décollé mercredi comme prévu à 13H14 locales (07H14 GMT) de Baïkonour (Kazakhstan) à bord d’une fusée russe Soyouz vers la Station spatiale internationale (ISS).

En montant à bord de la fusée, les trois hommes ont chanté “oh Mammy blue, Mammy blue”.
Le septième touriste de l’espace doit effectuer une “mission sociale et poétique” de 12 jours qu’il s’est offerte pour 35 millions de dollars à l’occassion de ses 50 ans.
Vers la fin du vol, le 9 octobre, il doit diriger depuis l’espace un “événement artistique planétaire” dans quatorze villes sur cinq continents.
Ce milliardaire au crâne poli et au regard espiègle, qui emporte avec lui des nez rouges pour les neuf cosmonautes de l’ISS, est habile aussi bien sur des échasses, à l’accordéon ou au poker qu’à la tête d’un empire évalué par le magazine Forbes à quelque 3 milliards de dollars.
De Macao à Las Vegas en passant par le Madison Square Garden de New York et le parc Walt Disney World en Floride, il a réussi à imposer rapidement son Cirque dans les hauts lieux planétaires du jeu et de l’amusement.
La clé du succès de cet autodidacte natif de Québec a été de théâtraliser le cirque… et d’en faire une industrie à part entière.
Que ce soit dans des chapiteaux itinérants, sous l’eau ou dans des salles de théâtre, les 25 spectacles de son entreprise portent la touche Laliberté: pas d’animaux mais des acrobaties de haute voltige accompagnées par de la musique jouée au fil du scénario.
Pourtant, rien ne semblait le destiner à devenir le 261e homme le plus riche de la planète, selon le classement du magazine Forbes, avec une fortune personnelle évaluée à 2,5 milliards de dollars.
A 14 ans, il quitte le domicile familial pour une vie de saltimbanque. Quatre ans plus tard, avec cinquante dollars canadiens en poche, il part pour la France.
Là-bas, il pousse la chansonnette dans les cafés, apprend à cracher du feu et vit une expérience qui le marquera tout au long de sa carrière.
“Un jour, je faisais du stop pour rejoindre Rennes depuis le Poitou. Une voiture s’arrête. L’homme est médecin. Non seulement, il me conduit jusqu’à Rennes, mais m’invite chez lui. Pour ne pas me laisser passer la nuit dehors”.
Il passera deux semaines chez son hôte et en gardera la “théorie” sur laquelle il a “tout bâti”: “Si tu nourris bien le cercle de la vie, la vie te le rendra”, déclarait-il l’année dernière au Figaro.
De retour au Canada, Guy Laliberté se joint à une petite troupe de troubadours québécois: les Talons hauts. Quelques années plus tard, en 1984, il obtient une bourse du Québec pour créer un spectacle itinérant à l’occasion du 450e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.
Le Cirque du Soleil est né.
Le succès est immédiat et caravanes et chapiteaux se mettent à sillonner l’Amérique du Nord. Au début des années 1990, il passe un contrat avec un grand casino de Las Vegas, scellant la première représentation permanente de son Cirque.
C’est là qu’en 2006 Guy Laliberté, devenu un influent “jet-setter”, monte “Love”, premier spectacle basé sur l’oeuvre des Beatles.
Mais Guy Laliberté est aussi convaincu qu’il faut partager. Il lance en 2007 la fondation One Drop/Goutte de vie à laquelle il versera 100 millions de dollars canadiens en 25 ans pour financer des projets ayant trait à la fourniture d’eau potable à des communautés défavorisées.
De même, ce père de cinq enfants a fait en sorte qu’à son décès 80% de sa fortune soit léguée à des oeuvres caritatives.

source : www.leparisien.fr

One thought on “Une vie pas ordinaire !

  • HE LEIDO EL ARTICULO Y ES MUY INTERESANTE DADO QUE SOY UN FAN DEL CIRQUE DU SOLEIL.
    SALUDOS
    ALFONSO

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