Ben Ricour – L’heure d’hiver

“C’est un garçon qui trimballe sa lumière intérieure partout où il va, rendez-vous dans un bar, tournées en solo. Un halo de sincérité qui irradie sur scène, aussi vital que la transe rythmique qui le prend soudain et qu’il communique au public comme un séisme heureux. Peu de chanteurs, en France, savent se donner en concert comme Ben Ricour, musicien bricolant des sons trépidants, un cajon (percussion péruvienne) sous le pied gauche, un sampler sous le pied droit, une guitare entre les mains. « Faire que les gens puissent s’évader, qu’ils se lèvent de leur siège, telle est ma mission », explique t-il calmement, sérieusement, de sa voix grave. En dire plus serait trahir sa tranquille humilité, façonnée par plusieurs années à se produire dans des bars, au sein de groupes de rock ou de reggae, avant d’obtenir un contrat et de composer pour Olivia Ruiz (« J’traîne des pieds ») ou Florent Pagny (« Abracadabra »). De cette lumière, il s’est servie comme d’un projecteur, braqué sur ses souvenirs intimes, et il a écrit des chansons, inspiré, toujours, par ses deux aînés, « Bashung, pour le côté sombre, rock, de son univers; Souchon, pour le côté tranchant et léger à la fois ».