650 euros pour Noël 2009

Le budget de dépenses des Français pour Noël 2009 se resserre par rapport à l’an dernier, selon une étude Deloitte publiée ce jeudi. Il atteint 650 euros au total (-4,5%) dont 420 euros pour les cadeaux (-3,9%), 165 euros pour l’alimentaire (-2,2%) et 65 euros pour le divertissement.

La moyenne européenne s’établit à 600 euros (-3,8% par rapport à l’an dernier) dont 355 euros pour les cadeaux (-4,4%), 165 euros pour l’alimentaire (-1,2%) et 80 euros pour le divertissement.

Economes

Les plus économes pour Noël 2009 sont naturellement les pays les plus durement touchés par la crise: l’Irlande, le Royaume-Uni et l’Espagne. Il convient toutefois de préciser que ces pays étaient les plus dépensiers pour les fêtes de Noël avant la crise et que leurs dépensent demeurent au-dessus de la moyenne pour 2009. Sauf pour le Royaume-Uni où les consommateurs tablent sur une réduction de 17,4% de leurs dépenses (à 600 euros) avec des coupes franches dans tous les budgets (-15% pour les cadeaux à 340 euros, -19,4% pour l’alimentaire à 150 euros, et -21,4% pour le divertissement).

Malgré des budgets en baisse (-22,4%), les Irlandais comptent, avec les Luxembourgeois, parmi les plus dépensiers (1.110 euros) et rognent davantage sur les budgets cadeaux (-29,1%) et divertissement (-21,9%) que sur l’alimentaire (-6,1%). Les Espagnols prévoient encore de dépenser 735 euros pour Noël 2009 (-9,1% par rapport à 2008) dont 415 euros pour les cadeaux et 215 euros pour l’alimentation.

Ce sont donc les pays de l’Europe de l’Ouest qui font monter la moyenne européenne puisque leurs habitants prévoient de dépenser 700 euros pour Noël soit 7,3% de moins que l’an dernier. Les habitants de l’Europe de l’Est ont, eux, un budget de 415 euros.

Changements structurels

La crise a été longue et profonde. Elle a donc occasionné des changements structurels d’habitudes de consommation, au-delà des comportements analysés pour la période de Noël. Les Français, comme leurs homologues européens, dépensent globalement moins et ne comptent pas augmenter leur consommation une fois la crise passée. C’est du moins ce qu’ils déclarent.

Ils sont 63% à affirmer qu’ils dépenseront autant qu’aujourd’hui quand la crise sera passée. 29% des personnes interrogées soutiennent pour leur part qu’elles dépenseront moins encore, surtout chez les plus âgés et les moins diplômés, sachant que 9% dépenseront davantage.

Pour parvenir à cette contraction des dépenses, les consommateurs veulent acheter mieux. Ils privilégient donc l’utile au détriment du futile, réduisent les achats impulsifs, délaissent l’éphémère au profit du durable, etc.

Ils sont donc de plus en plus nombreux, pour suivre cette nouvelle ligne de conduite, à réaliser un budget de Noël dont le but est naturellement de maîtriser les dépenses. Si 52% des Français avaient coutume de le faire, ils sont cette année 7% de plus à se lancer dans l’élaboration d’un budget pour la première fois. La tendance est la même partout en Europe et plus particulièrement en Irlande, pays durement touché par la crise.

10 cadeaux

Toujours selon l’étude Deloitte, les Français offriront 10 cadeaux cette année contre 11 en 2006. Mais la valeur moyenne du cadeau passe de 32 euros en 2006 à 42 euros en 2009. Là encore, la France est le reflet de la tendance en Europe de l’Ouest où la valeur des cadeaux est en hausse compte tenu du fait que l’on en offre désormais qu’aux plus proches.

Que souhaitez-vous?

Et que souhaitent les Français pour Noël? De l’argent pour 42% d’entre eux. Les vêtements et chaussures et chèques cadeaux arrivent en deuxième et troisième position (36%) devant les livres (4e place), les parfums-cosmétique et les montres et bijoux.

En Europe, les livres arrivent en tête en Irlande, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne, en Suisse, au Portugal, en Italie, en République Tchèque et en Slovaquie.

Qu’aurez-vous?

Deloitte a aussi interrogé son panel sur ce qu’ils ont l’intention d’offrir pour Noël. En France, ce n’est pas de l’argent, ni des vêtements, ni des chèques cadeaux. Ce sont des livres! Effectivement ce n’est pas le premier cadeau souhaité mais c’est le moins cher.

Cela explique peut-être pourquoi les Français seront deux fois plus nombreux que les autres Européens à revendre leurs cadeaux sur Internet cette année…

Catherine Vincent

Source: www.E24.fr

Novembre 2009

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