Vidéo-Surveillance : “Mains en l’air, vous allez commettre un crime!”

Un nouveau système de vidéo-surveillance installé en Grande-Bretagne permet d’analyser les mouvements des individus et d’alerter la police en cas de comportement suspect. Toute personne repérée par le réseau de caméras peut ensuite être forcée de justifier son comportement devant les forces de l’ordre.

Selon le Daily Mail , les principaux critères d’alerte retenus par le système de surveillance “Perceptrak” sont les démarches lentes et les attitudes des “rôdeurs”, qui s’attardent dans des lieux sans raison apparente. Dans un premier temps, seule la ville de Portsmouth teste des caméras offertes par l’entreprise Smart CCTV , qui espère promouvoir son nouveau produit en Europe.

Demain, l’arrestation préventive ?

Le concept de prévention des crimes et délits fait inévitablement penser au film de science-fiction Minority Report , de Steven Spielberg (2002). Dans un futur pas si lointain, la police s’est dotée d’une unité de prévision des crimes : elle arrête et condamne les citoyens pour des actes qu’ils n’ont pas encore commis, mais qu’ils commettront à coup sûr… selon l’ordinateur.

Même si le système britannique n’en est pas encore à condamner les citoyens sur la foi d’une prévision informatique, l’installation d’un tel mécanisme d’analyse est un premier pas. Selon Smart CCTV, il sera bientôt possible de supprimer le maillon humain dans la chaîne de la vidéo-surveillance, en laissant carte blanche à l’ordinateur.

Toutefois, l’entreprise reconnaît qu’elle ne peut pas tout deviner. “Ce que je ne peux pas faire, c’est dire si un homme attend sa petite amie ou est sur le point de commettre un crime”, concède Nick Hewitson, de Smart CCTV, à Sky News .

Des versions moins développées du système d’anticipation Perceptrak avaient été installées avec succès à New York, Washington et Chicago. La Grande-Bretagne est régulièrement pointée du doigt, comme étant la plus avancée des sociétés de surveillance du monde, avec plus de 4,2 millions de caméras pour surveiller ses soixante millions d’habitants.

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