Les pires idées d´un low cost pour faire des économies…

Après la proposition de taxe pour les obèses, de papier toilette payant, la compagnie aérienne low cost Ryanair étudie la possibilité de faire voyager les passagers debout. Son patron, Michael O’Leary n’est pas à court d’idées pour réaliser des économies, et transformer ses provocations en publicité pour la compagnie. A moindre frais, évidemment…

Le voyage moitié prix mais debout

Pour faire rentrer encore plus de passagers et rentabiliser ses coûts, la compagnie irlandaise Ryanair envisage de proposer des voyages debout. L’idée qui en est à « un stade de développement très précoce » pourrait certes être avantageuse pour l’usager qui verrait le prix de son billet baisser d’au moins 50% mais pose de véritables questions de sécurité, de confort mais aussi d´éthique. Le projet, en étude conjointe avec le constructeur américain Boeing, se déclinerait en quatre rangs de trois supports situés d’un côté de l’avion. Une douzaine de passagers effectueraient donc le voyage de manière verticale avec des ceintures de sécurité. Répondant aux premières critiques, la compagnie a précisé qu’ils ne « seraient pas totalement debout, ils auraient quelque chose comme un tabouret sur lequel s’appuyer ou s’asseoir ». De quoi rassurer les plus sceptiques…

La taxe pour les obèses

En avril dernier, Ryanair a lancé un sondage auprès des usagers pour que ceux-ci déterminent les « meilleures » nouvelles taxes à appliquer. Si une retraitée anglaise fut sûrement ravie de recevoir de la compagnie 1 000 euros pour avoir lancé la première l’idée de la « fat tax » – comprendre « taxe pour les gros » – les associations de défense des personnes corpulentes n’ont pas aussi bien accueilli cette nouvelle pourtant plébiscitée par 30 000 internautes sur le site de Ryanair. Les hommes et les femmes dépassant respectivement 130 kg et 100 kg ou ayant un indice de masse corporel supérieur à 40 (le seuil de l’obésité est fixé à 30) auraient eu une surtaxe à l’achat de leur billet ou auraient dû en payer un second. Ryanair a finalement renoncé le 8 mai à cette mesure car « il n’y a pas moyen de collecter cette taxe sans perturber les battements de 25 minutes (entre l’atterrissage d’un avion et son redécollage) et le processus d’enregistrement en ligne », expliquait la compagnie.

Les toilettes et le papier toilette payants

En proposant l’utilisation des toilettes contre 1 Livre (1,2 euro) ou l’usage du papier toilette contre 1 euro, Ryanair a définitivement montré qu’il n’y avait pas de petites économies. Reprenant toujours les idées des internautes, la direction de Ryanair a développé ce projet qui pourrait voir le jour dans « trois ou quatre ans » selon un porte-parole de la compagnie. Un projet qui ne vise pas tant à récolter de l’argent – les passagers vont peu aux toilettes sur des vols courtes-distances – mais à dissuader les voyageurs d’aller au petit coin. Ceci fait, Ryanair pourrait supprimer à terme « deux des trois toilettes de bord et augmenter de dix sièges la capacité de l’avion ».

Des hôtesses en bikini

Jouant jusqu’au bout la carte de la provocation, Ryanair a relayé toutes les idées des internautes. Des plus farfelues avec un surplus de 50 euros pour faire le trajet avec un personnel de bord en bikini… Aux plus demandées : pouvoir griller une cigarette contre trois euros dans les toilettes spécialement transformées en fumoir. Aucune de ces propositions ne sera réalisée.

Multiplier les recettes « auxiliaires »

D’ores et déjà, des ajouts sont facturés si vous voyagez avec des enfants de moins de deux ans, si vous transportez un instrument de musique ou une poussette. Ryanair réfléchit aussi à surtaxer les billets des passagers qui amènent leur propre nourriture. Dans les avions de la compagnie tout le monde paie son repas, de l’usager au personnel de bord.

L’enregistrement en ligne : 5 euros

Entre toutes les spéculations et provocations publicitaires sur les futures charges, il y en a une qui a bien été mise en place mais qui est passée inaperçue : la taxe sur l’enregistrement en ligne. Gratuit jusqu’à présent, il coûte 5 euros depuis le premier mai. Et puisque la compagnie prévoit de fermer tous ses comptoirs d’enregistrement dans les aéroports d’ici le 1er octobre, les voyageurs n’auront d’autres choix que de réserver, payer et s’enregistrer en ligne.

Source : lexpansion.com, 07/07/09

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